Deckard restait dans son coin, il avait réussi à prendre Jeanne des bras de sa mère et profitait de cet instant.
Le grand gaillard était assis près de l'entrée, tenant l'enfant au creux de son bras. On l'entrapercevait à peine, cette petite chose minuscule....
Plongé dans ses pensées il ne prétait aucune attention aux Salémiens qui trinquaient à leur santé.
Il plongeai ses yeux dans le regard du nourrisson, comme pour y chercher une réponse aux trouments de son esprit.
Il comprenait aujourd'hui ce père qu'il avait tant hais. Il l'avait tuer de ses propres mains après une lutte qui le laissa à demi-mort. Mais à présent alors qu'il pensait avoir enfoui ses souvenirs au plus profond de son âme, il réalisai que son père avait eut raison. Raison de lui apprendre à se battre, de lui montrer la cruauté du désert, raison de lui imposer cette lutte à mort pour la survie.
Il n'aurait jamais à imposer cela à Jeanne, pas ici, mais cette rage que son père lui avait transmis, il allait la recracher. Mais ce n'était plus l'enfant qui en patirait, mais le désert. Tous ceux qui oserais menacer la bulle qu'il allait construire autour d'elle....Tous ceux là connaitront ce que son père lui avait lui a legué....
C'est une odeure bizarre qui le sorti de sa torpeur.
-Lise! Y'a encore cette odeure immonde!
Puis regardant Jeanne :
- Tu peux pas prévenir Jeanne?
A Lise : Et puis pourquoi elle dit rien depuis qu'elle est née? Elle fait la gueule?
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Si tu tends l'autre joue, tu te fait niquer la gueule et puis c'est tout...