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jesus sauveur de service

Nombre de messages: 785 Date d'inscription: 02/07/2004
 | Sujet: la vie est un cadeau! Ven 3 Juin - 15:20 | |
| hrp bonjour à tous! ce role play a été rédigé par Alarielle et Jésus bonne lecture /hrp Alarielle venait de prendre son poste à l'atelier. C'etait une journée importante car c'etait la première fois qu'elle dirigeait une équipe. jesus passa la petite porte , salua d'un geste les personnes présente puis pris la main d'Alarielle. Celle ci le suivi sans résistance , même si on voyait bien qu'elle semblait douter des facultés mentales de jesus a cet instant précis. Ils arrivèrent très vite aux portes de la communauté. Jesus lui demanda de rester la , il revint alors sur ses pas ...et il ferma la porte. -jesus t'es pas drôle la... Alarielle se demanda à quoi rimait tout ce cirque, elle était en train de faire un truc utile en plus, pourquoi on voulait la jeter dehors ???? Les portes se rouvrirent aussitôt et Jésus s'avança vers Alarielle, l'air solennel et enjoué : -Bonjour à toi nouvelle résidente de Salem ! Alors première chose a faire pour devenir salemien , remplir le registre de la ville. Ceci témoignera de ton statut de résidente, de plus nous allons t'inscrire sur la liste électorale! Après ces quelques phrases protocolaires, Jésus commença la visite de la ville avec la jeune fille, tout en lui fournissant des explications : -Tiens à droite tu as l'écurie et juste derrière la tannerie. Nous sommes en paix avec toute les cité ou organisation voisine. Nous sommes armer et nous disposons de bon guerrier pour nous defendre. Comme tu le verras si tu vas faire un tour dans le coin des réserves , on ne manque de rien! Durant près d’une heure, sous le timide soleil de printemps, Jésus présentait Salem à la jeune fille qui s’était plainte par jeu de n’avoir jamais eu l’accueil de Jésus en arrivant à Salem. En effet il était en méditation lorsqu’elle était arrivée comme réfugiée du Country Club. Quand Aly se rendit compte de l’intention de Jesus, elle lui fit un large sourire : - C’est vraiment gentil de prendre le temps de faire ça! T'étais en méditation quand je suis arrivée et je n’avais jamais eu droit à la visite !" Aly sauta dans les bras de Jesus et lui colla un bisou sonore sur la joue gauche puis droite. Jesus etait plus que surpris par ce baiser. Il n'avait jamais eu vraiment de contact avec le beau sexe et il rougit comme un adolescent
Il avait un peu honte de cette gêne, de cette pudeur qui l'avait tenu écarté des femmes jusqu'à présent.
Celle ci était pourtant différente, c'était quelqu'un de bien, quelqu'un de très gentil. Il se sentait bien au bras de cette superbe femme et ne comprenait pas très bien cette transformation qui s’opérait en lui. Il était tombé sous le charme dès leur première rencontre même si il n'osait se l'avouer. Il continua la visite, un large sourire sur le visage, le genre de sourire qui ne semble pas vouloir se dissiper malgré les soucis et les tracas quotidiens.
Alarielle remarqua la rougeur soudaine de Jesus, mais très vite, ses joues se tintèrent de rose aussi. Elle détourna son regard. Jesus avait l'air de vouloir garder son bras, elle le lui laissa.
Dans le fond elle se demandait bien pourquoi souvent les hommes rougissaient lorsqu'elle les embrassait sur les joues. Si bien qu'elle avait cru un moment que c'était parce qu'elle faisait ses bisous trop forts et que cela rendait rouge les joues des autres. Puis comme la jeune fille ne trouvait pas vraiment le lien logique entre les deux, elle avait abandonné.
Mais elle ne pensait pas que Jesus allait rougir, à ce qu’on lui avait dit Jesus n’était pas un homme, c'était un très gentil surhomme. Elle ne savait pas très bien que dire, alors elle posait des questions toutes bêtes pour meubler la conversation, après tout ils faisaient comme si c'était sa première visite. Ils jouaient le jeu. "Il est très joli votre puit, mais personne n'est jamais tombé dedans n'est ce pas ?? " "Votre Eglise est très impressionnante, j'avais jamais vu de trucs pareils avant. J'imagine que quand on est dedans on doit se sentir bien, en paix pour méditer. On m'a dit que c'était ta maison Jesus, ca veut dire que c'est ici que tu habites ? T'as pas de tente à toi ? " Jesus remarqua très vite qu’Alarielle était tout aussi troublée que lui. Il n'en comprenait pas les raisons mais il en etait heureux. Ils se ressemblaient sur bien des points Les mille questions d’Alarielle dissipèrent la gêne passagère qu'ils avaient tout les deux éprouvée. Jesus avait un peu l'impression qu'elle venait à son secours grâce à ces petites questions. Ils déambulaient tous les deux dans les rues de Salem, parlant de tout et de rien , de la profondeur du puit et de la hauteur du clocher. Ils arrivèrent, devant le presbytère attenant à l'église. -c'est ici que je vis. Je suis ainsi toujours plus ou moins près de Lui. La visite était un enchantement, Alarielle n'avait jamais encore vu Salem sous cet angle. Jesus lui confiait mille détails qui la rendait plus vivante, plus authentique. Elle l'avait fait courir toute la ville et ils avaient tout vu. Cependant, il y avait un lieu qu'elle avait évité : l'Eglise.
Finalement ils se retrouvèrent devant le porche car Jesus voulait lui faire visiter l’église et ses dépendances. Jesus était souriant, la complicité qu'ils partageaient, les rendaient un peu fous. Alarielle était partagée, pouvait-on rentrer dans une Eglise au bras de Jesus ?
Mais déjà il l'avait entraîné à l'intérieur. Alors qu'il lui racontait des anecdotes sur sa construction, Alarielle restait silencieuse. Le caractère sacré de l'Eglise la paralysait. Elle avait l'impression de faire quelque chose de mal. Elle avait l'impression que les saints et que la Vierge la regardaient avec un air accusateur.
La jeune fille n'y teint plus, éperdue elle s'enfuit de l'Eglise en courant, plantant là Jesus au milieu de sa visite.
Jesus était en train de parler de l'autel lorsqu'il entendu la porte claquer. Il se retourna : Alarielle etait partie. Sur le coup il ne comprit pas ce qui avait motivé cette fuite, il resta là, interdit.
Il avait beau réfléchir, il ne comprenait pas. Avait il dit quelque chose? Il ne lui semblait pas, il se repassait encore et encore ce qu'il disait et il n'y trouvait rien de déplacé, du moins rien qui ait pu faire fuire Alarielle. Au bout d'une dizaine de minutes, il se mit en quête d'expliquation, et partit la seule personne qui pouvait lui en fournir une : Alarielle. Il partit en direction de l’atelier. il s'arrêta devant la porte et vit tout les artisans au travail... Alarielle lui lança un regard de travers et Jesus comprit de suite que sa présence était plus qu'inopportune. Il décida de laisser tomber pour cette fois et se dirigea vers le puit ou tout le monde devait déjà l'attendre. Le reste de la journée passa très lentement, l'eau était difficile à extraire et Jesus n'y mettait pas toute l'attention nécessaire. Il décida de chercher Alarielle le soir même pour éclaircir la situation. Elle se trouverait sûrement dans sa chambre ou à la cantine…
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[i]Alarielle essayait désespérément d'ouvrir la porte de la réserve pour y déposer les deux sacs new design dont elle était si fière mais la serrure paraissait bloquée. Elle se demandait si on avait pas fait exprès de lui donner une mauvaise clef ... une sorte de bizutage parce qu’elle veniat d’être nommé chez de groupe et que c’était sa première production ... mais non à Salem tout le monde il était gentil.
C'est alors que Jesus, qui avait oublié son auréole sur son oreiller, arriva juste derrière elle et lui dit gentiment qu'il suffisait de tourner la poignée en même temps que la clef pour ouvrir ... "Merci j’aurai pu essayer longtemps … " Alarielle ouvrit alors la porte avec un petit soupir de soulagement. elle deposa ses deux sac sur l'etagere du fond. la reserve s'etait vider ces derniers temps , les deux sac tronaient sur l'etagere tel l'unique tresor de tout un peuple. jesus regardait Alarielle ranger avec precaution. elle semblait tres fier du travail accompie et elle le pouvait. c'etait la premiere fois qu'elle dirigeait une petite equipe d'artisans et elle s'en etait tres bien tiré. elle revint vers jesu et voulu lui dire quelquechose lorsque jiod accouru... Alarielle ne savait que dire à Jesus. Elle voulait d'abord le remercier, mais elle sentait que ses sentiments allaient bien au delà de la reconnaissance. Elle voulait aussi s'excuser de l'avoir planté au beau milieu de l'Eglise. Surtout elle ne savait pas par où commencer, elle se sentit rougir. Elle leva ses grands yeux bleus sur ceux de Jesus mais les mots restaient emmêlés dans sa gorge et ne passaient pas le seuil de ses lèvres.
C'est alors qu'elle entendit Jiod. Cette brusque diversion qui la détournait de sa gêne, lui fit recouvrir son sang froid. Naturellement elle ouvrit ses deux bras au gamin qui lui sauta au cou et lui fit un bisou sur la joue. - Bonjour Jiod ! t'as l'air de péter la forme bonhomme - J'ai trouvé un insecte pour te représenter dans ma Salem en petit ! Faut absolument que tu viennes la voir ! -Je viens, je viens ... Un grand sourire éclairant son visage, elle se tourna vers Jesus et lui demanda d'une façon anodine : -Tu viens avec nous ? Jesus acquiesça d'un signe de tête et suivi le petit Jiod et sa grande soeur d'adoption. Ils etaient émouvants tout les deux, le souvenir de Vally lui revint instantanément en mémoire. Ce fantôme le hantait chaque nuit... Il se sentait responsable de sa mort et, chaque fois qu'il voyait Jiod et Alarielle ensemble, ce douloureux souvenir ressurgissait et une tristesse qui semblait insurmontable l'envahissait. Il tentait tant bien que mal de cacher ses émotions et la plupart du temps personne ne s'en rendait compte mais cette fois ça ne marcha pas. Le regard interrogateur d'Alarielle le ramena à la réalité. Jesus paru indécis d’abord mais il les suivit, son regard allait de Jiod à la jeune demoiselle à qui il tenait la main... Il aperçut alors la maquette et s'y accrocha comme à une bouée de sauvetage en posant mille questions et en félicitant le bambin. Alarielle n'était pas dupe , elle avait bien vu que quelque chose n'allait pas... S’ils arrivaient à se retrouver un peu seuls ce soir, ils auraient tout les deux plusieurs choses à s'avouer...
Jesus et Alarielle passèrent le reste de l'après midi à s'occuper de Jiod, qui ravi de sa petite Salem, répondait avec joie avec tous les détails que Jesus lui demandait. Le petit mettait de la joie dans la conversation et brisa la gène qui s'était installée entre Jesus et Alarielle. De toutes façons la jeune fille ne pouvait pas faire autrement que d'avoir le sourire lorsqu'elle était avec Jiod, il la faisait tant rire, il était si gentil. Après un moment, il releva la tête et dit :[i]
-J'ai faim, on va à la cantine ?
-Vi, si tu veux, en plus c'est l'heure du dîner.
[i]Ils allèrent donc à la cantine, arrivé sur le pas de la porte, Jiod aperçut Mandrin et courut vers lui, laissant Jesus et Alarielle seuls derrière. Jesus avait à nouveau prit dans la sienne la main de la jeune artisane. Cependant avant d'entrer à la cantine, Alarielle retira sa main. A table, ses voisins furent étonnés de la trouver rêveuse et distance, elle d'habitude si vive et enjouée. Le repas terminé, Alarielle resta près de Jiod et Mandrin, puis fatigué le gamin s'endormit dans les bras de la jeune fille.
Mandrin, voyant que la jeune demoiselle était épuisée par sa longue journée de travail, se proposa pour l'aider à ramener Jiod à sa tente. Alarielle dit bonsoir à tous, arrivée devant Jesus, son regard croisa le sien avant de lui souhaiter à lui aussi une agréable nuit. Les yeux de la jeune fille étaient plein de peur, pourtant tout au fond de ses pupilles une pointe d'autre chose était lisible. Cette chose si terrible, cette chose qu'elle ne connaissait pas, cette chose qui lui faisait si peur ... C'est sans penser à ce faisait qu'elle coucha Jiod, et qu'elle rejoint sa tente. La veille elle avait donné sa chambre à Eva qui venait d'arriver. D'usage, les quelques chambres de Salem étaient destinées au nouveaux arrivants.
Elle leva un pan de la porte de toile de sa tente et y entra. Même si les températures de la journée étaient exténuantes, la fraîcheur du soir du désert avait refroidi sa chambre. Alarielle se dirigea vers une cuvette d'eau qui se trouvait poser sur une planche surélevée. Elle s'agenouilla, plongea ses mains dans l'eau et s'en aspergea le visage. Elle leva les yeux sur un bout de miroir qu'elle avait ramené du country, elle s'observa. Ses idées se bousculaient.
Elle ne pouvait pas fuir indéfiniment, à moins de partir dans le désert, pour aller où ? Nul part, juste ailleurs, un endroit où elle n'aurait pas à affronter ses peurs. Mais si elle partait, elle ne saurait jamais, elle ne saurait jamais s'il l'aimait ou non. Jamais plus elle ne croiserait son regard si beau, jamais plus elle n'aurait avec lui ces si délicieuses discussions, jamais plus elle ne pourrait sentir sa main dans la sienne ... Mais comment lui, comment Jesus aurait il pu l'aimer ? C'était de l'utopie, elle n'était rien, rien qu'une fille du désert, une réfugiée, une simple artisane ...
Elle avait peur, peur de lui faire mal, peur de se faire mal, jamais elle n'avait connu cela auparavant. Cette peur, cette angoisse l'étouffaient. Il fallait qu'elle parle, et elle ne pouvait en parler qu'à lui, même si elle ne savait pas quoi lui dire. Plongée dans ses pensées, elle s'était assise sur sa couche, faite de paille et de couvertures. Soudain elle sauta sur ses pieds, attrapa son chapeau de cow girl usé et se dirigea vers la porte. Elle l'ouvrit et tomba nez à nez avec Jesus. Cela la stoppa net dans son élan. Elle bredouilla : [i]
"Entre, entre ... "
[i]Jesus entra. Il ne semblait pas très sûr de lui, pas très sûr de savoir ce qu'il faisait là. Le fait qu'Alarielle lui ait prit la main l'avait troublé. Parce qu'il faut bien le dire! c'etait Alarielle qui avait prit sa main. Le plus troublant c'est que cela lui avait paru naturel. Pourtant sa vie semblait être voué à aimer Dieu et son prochain. Ce n'etait pas la forme d'amour qu'il connaissait. Ce nouveau sentiment qui s'éveillait en lui le désarçonnait. Il ne savait plus quoi penser. Soudain il releva la tête, Alarielle le regardait de ses grands yeux clairs. Cela faisait sûrement plusieurs secondes, peut être même plusieurs minutes qu'il était perdu dans ses pensées et qu'elle attendait, patiemment. Il s'excusa , rouge de confusion. - Je voulais te parler de quelque chose de nouveau pour moi Ce n'est pas facile à dire et j'ai peur de ne pas trouver les mots. J'ai toujours pensé que si nous étions sur terre, c'est que nous avions un but. Un but décidé par Dieu, nous étions là car il l'avait voulu pour une raison ou une pour une autre. J'ai toujours cru qu'il m'avait renvoyé pour remettre le monde sur ses rails. Pour faire stopper les massacres et accélérer la reconstruction. Je me demande aujourd'hui si c'est réellement ma mission. Je me demande si j'ai réellement une mission. Je suis peut être ici pour vivre tout simplement . Le simple fait que tu me prennes la main et que cela me paraisse comme allant de soi est un grand bouleversement pour moi. _________________ pour un monde meilleur!
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|  | | jesus sauveur de service

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 | Sujet: Re: la vie est un cadeau! Ven 3 Juin - 15:22 | |
| i]La jeune fille parut surprise mais jésus ne le remarqua pas.[/i] - Il me faudra sûrement un peu de temps pour m'y habituer. Je me bats un peu contre moi même en ce moment. Je ... Sa voix se brisa,il observait Alarielle. Chaque seconde où elle ne disait rien était dorénavant un supplice. Il ne savait pas ce qu'elle éprouvait pour lui...il ne savait pas comment elle réagirait. Il ignorait même si elle pourrait comprendre.
Alarielle s’était assise à côté de Jesus sur son lit. Chacun des mots de Jésus, la rendait folle. De quel droit pouvait elle le détourner du but que sa vie avait chercher à atteindre ? Sa vie avait un sens, et à cause d’elle, Jesus remettait beaucoup de choses en question. Peut être même que cela pouvait fragiliser Salem. Une lueur de frayeur parcourut son regard.
Elle continua à l’écouter et buta sur les mots : ‘le simple fait que tu me prennes la main et que cela me paraisse comme allant de soi est un grand bouleversement pour moi.’ … Elle n’avait pas pris la main de Jesus … Leurs mains s’étaient retrouvées liées, mais à vrai dire, Alarielle n’avait pas eu conscience du geste. Cela s’était fait de façon si … naturelle, elle avait pensé qu’il lui avait pris la main, mais elle n’en avait pas de souvenir clair …
La voix de Jesus se brisa. Alarielle resta interdite. Jamais elle n’avait pensé que Jesus puisse ressentir quelque chose pour elle, par le simple fait qu’il était Jesus … Elle comprenait qu’il soit si controversé. Il ne lui avait pas dit ce qu’il ressentait pour elle, il lui avait expliqué son malaise … Les mots pour lui devaient être si durs à formuler … Pourtant il devait y avoir quelque chose. Et chez elle il y avait enfouie au fond d’elle, cet appel de la vie.
S’il t’aime, si tu l’aimes, pourquoi tant de détours ?
Il y avait deux voix en elle, l’une criait de faire leur bonheur, de se lancer malgré leur peur, malgré leur gêne, malgré le regard des autres, l’autre au contraire, lui disait de partir, de ne pas corrompre l’âme de Jesus, qu’elle n’en avait pas le droit.
Ses grands yeux bleus n’avaient pas quitté le visage de Jesus, il aurait suffi qu’elle tende la main pour pouvoir l’effleurer, pour sentir au bout de ses doigts à nouveau cette sensation si forte … Ses mains tremblaient. Elle dit d’une voix vibrante : J’ai peur, j’ai peur d’être égoïste en ne te gardant pour moi. Je ne veux pas être celle qui brise ton destin, ni celle qui t’apportera des regrets. Pourtant c’est plus fort que moi, chaque minute, chaque instant, j’aimerai que tu me sers fort dans tes bras. Je ne sais pas ce que je ressens, je sais juste que c’est là quelque part au fond de moi, quelque chose qui me pousse vers toi, qui surmonte mes peurs, et qui efface tout le reste … Jesus parut effrayer tout à coup : Alarielle venait, en quelques mots, de résumer tout ce qui le tourmentait. Sa mission, cet amour, Jesus n'était plus sûr de rien, il n'etait même pas sûr de ce qu'il ressentait ! Il négociait avec les chefs de communauté, il parlait d'égal à égal avec le chef de la plus puissante bande de pillard du désert mais il était désarmé devant cette femme. Tout ça était trop soudain, trop nouveau. Il voulu s'enfuir, s'éloigner, se mettre en lieu sur dans la chapelle, demander conseil à Dieu mais ses jambes ne le portaient plus , il le sentait mal. Sa tête se mit a tourner, il cru qu'il allait s'évanouir mais il tient bon. Cette passion le submergeait, l'enveloppait. Tout allait trop vite , trop vite. "briser mon destin" "regret" "pousse vers toi". tout ces mots raisonnaient sans qu'il put en saisir le sens.
Des larmes coulaient sur les joues d'Alarielle, de petites larmes qui s'échappaient du bleu océan de ses yeux. Jesus voulu la prendre dans ses bras, la consoler, mais il ne pouvait bouger, tétanisé. Il sentait bien que ses larmes provenaient en parti du fait qu'il ne réagissait pas mais il n'y pouvait rien. Soudain il baissa les yeux, comme pour se ressaisir. Il réussit progressivement à reprendre le contrôle , sa raison semblait lui revenir. Il prit alors les mains de la jeune fille dans les siennes. Son regard n'était plus dans la vague... Ils s'observaient intensément, avec une ferveur que Jesus ne se connaissait pas. Il l'embrassa sur le front, se leva, bredouilla quelques mots d'excuses parfaitement inaudibles et sortit. Il erra ensuite dans les rues de Salem, sans autre but que d'éviter l'église, sans autre but que prolonger ce moment si douloureux et pourtant si intense. Son avenir était peut être la, l'amour de son prochain était peut être compatible avec cet amour qu'il éprouvait pour Alarielle. Il ne se revint à la réalité que lorsqu'il vit les premiers rayons du soleil apparaîtrent.
Alarielle n’avait pas bougé, assise sur son lit. Jesus n’avait rien dit. Elle avait raison dans le fond. Jésus était incapable de l’accepter, c’était trop opposé à tout ce qu’il avait vécu jusque là. Elle aurait mieux fait de ne rien dire. Ses yeux s’embuèrent de larmes, qui bientôt allèrent mourir sur ses joues. Il était sorti de sa rêverie, désespérée elle essaya de lire dans son regard, de connaître ses mots qu’il ne disait pas pour que son supplice cesse, elle n’y voyait rien qu’un désir de fuite mais en même temps elle ne pouvait s’empêcher d’admirer ses yeux, si profonds, si beaux.
Il prit ses mains, déposa un baiser sur son front et sortit. Sûrement pour ne pas la blesser. Après tout c’était bien là son destin non ? Aider l’humanité. Elle ferma les yeux. Il fallait se rendre à l’évidence, Jésus était à toute l’humanité, lui ne cesserait de s’occuper de tous, et elle ne l’aurait jamais … En restant ici, elle ne faisait que le brouiller. En plus, elle mettait Salem, qui avait tant besoin de son chef, en danger.
Un instant à peine, elle imagina le bonheur qu’ils n’auraient pas… Elle secoua la tête, non elle n’avait pas le droit. Salem lui avait trop donné … Elle jeta un regard sur ses affaires éparpillées dans sa tente. La jeune fille se leva, prit son grand sac dans un coin, et commença à y empiler ses affaires. Où elle irait ? Pas la moindre idée. Allait elle survivre dans le désert ? De toutes façons sa vie lui importait peu.
Elle boucla son sac, et s’allongea pour essayer d’emmagasiner quelques heures de sommeil avant de marcher dans le désert. Pour ne pas être dérangée par la lumière de la pleine lune, elle posa son vieux chapeau de cow girl sur sa tête. Le sommeil ne vint pas, il la fuyait, comme Jésus ne pu t elle s’empêcher de penser. Elle soupira.
Les rayons du soleil vinrent chatouiller sa main, elle sut qu’il était tant. Elle se leva et enfonça son chapeau sur la tête. Elle attrapa les clefs de l’atelier Vuiton qui se trouvaient sur une table de fortune.
Elle chargea son gros sac sur son dos, sortit et se dirigea vers la compta, elle poserait les clefs au pied de la porte, elle espérait ne pas croiser Jesus. Sinon elle n’aurait plus la force de partir car déjà les sanglots de son cœurs lui donnaient des vertiges.
Jesus se dirigeait vers le puit lorsqu'il entendu des bruit d'arme automatique. Il se précipita à la vigie. C'etait la nuit de garde d'Eva. Elle observait avec les jumelles le petit nuage de fumée qui s'etait formée très loin , au sud de Salem. Les dns se battaient entre eux. C'était incroyable , personne ne comprenait ce qui se passait. Eva lança à Jesus un regard qui en disait long, ce dernier n'avait pourtant aucune réponse à lui donner et il se contenta d'alerter les Salemiens puis il marcha en direction du petit bureau qui servait à faire les comptes. Il vit Alarielle qui semblait aller dans la même direction que lui . Il remarqua de suite son sac à dos. Il lui fit un signe de la main pour attirer son attention mais elle ne le vit pas, elle semblait perdue dans ses pensée. Lorsqu'elle releva la tête, Jesus etait à quelques mètres d'elle. Elle ne parut pas surprise mais une sorte d'amertume passa sur son visage. Je crois savoir ce que tu comptais faire avec ce sac. Ca bouge chez les dragons noirs , je crois que tu devras remettre ta fuite à plus tard. Jesus n'ajouta pas un mot , il n'en eu pas besoin , Alarielle fit demi tour et Jesus prit les clef de la réserve. _________________ pour un monde meilleur!
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|  | | jesus sauveur de service

Nombre de messages: 785 Date d'inscription: 02/07/2004
 | Sujet: Re: la vie est un cadeau! Ven 3 Juin - 15:23 | |
| [Lendemain de la mort de Morgul et Ken devant Salem.] La nuit tombait, la journée avait été longue. La cantine résonnait de rire et de chant. Jesus parvint a s'éclipser. Il trouva celle qu'il cherchait sur les remparts de la ville. Depuis qu’elle avait vu Jesus ce matin devant la réserve, elle restait troublée. Elle avait été déposé son sac dans sa tente. Autour d’elle, les cris de joie des salemiens éclataient joyeusement, mais ne pénétraient pas dans sa tête. Elle alla jusqu’à l’église et y entra. Une bonne heure elle resta en silence essayant de se comprendre, ou de comprendre Jesus … Mais il fallait qu’elle aille travailler. Laissant là sa méditation, elle se dirigea vers la fumerie. En en sortant le soir, la tête lui tournait. Tout le monde faisait la fête à la cantine. Mais justement elle n’avait pas envie de voir tout le monde. Guidée par ses pas elle alla s’asseoir sur les remparts, devant ses yeux s’étendaient le désert infini. Elle soupira …
La nuit tombait, la journée avait été longue. La cantine résonnait de rire et de chant. Jesus parvint a s'éclipser. Il trouva celle qu'il cherchait sur les remparts de la ville. Des pas s’approchaient d’elle. Sans se retourner elle sut que c’était lui. Un sourire se dessina sur ses lèvres mais elle ne savait pas quoi lui dire… Jesus s'assit auprès d'elle, sans un mot. Aucun des deux n'osait rompre le silence, pas après ce qu'ils s'étaient dit la nuit dernière, pas après tout ce qui s'était passé dans la journée. Finalement Jesus craqua le premier, plus que jamais , il semblait avoir besoin d'être épauler, rassurer.J'ai pris la vie d'un homme aujourd'hui. Je... Ses larmes coulaient déjà le long de ses joues. Tout ça était trop soudain , tout allait trop vite. Jesus avait beaucoup grandi en 24 heures. - Ecoute je ne veux pas que tu partes. Je sais que c'est assez compliqué entre nous mais tu dois me laisser du temps. J'en ai vraiment besoin...et je crois avoir besoin de toi , plus que jamais. Jesus attendait en silence, comme un enfant, il attendait un signe, une parole, il se rendait compte aujourd'hui de ce qu'Alarielle avait pu éprouver la nuit passée. La jeune fille ne savait toujours pas quoi dire, elle le voyait devant ses yeux, incapable de faire son bonheur … mais ses dernières paroles l’apaisaient. Elle tendit son bras fébrile, prit la main de Jesus et le regarda intensément. -Ne t’inquiète pas, je ne partirai plus … L’autre jour, je suis partie de l’église en courant, parce que je pensais que je faisais quelque chose de mal. J’y suis retournée aujourd’hui. J’ai compris que ce n’était mal que si toi tu souffrais et c’est une des dernières choses que je veux … Alors je ne partirai plus. Elle essuya les larmes qui coulait sur le visage de Jesus et lui sourit. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. [Autre jour.] Jesus n'avais pas vu Alarielle depuis deux jours. Il l'avait pourtant chercher discrètement , mais elle ne semblait nulle part. Peut être qu'elle l'évitait ? Peut être qu'elle s'etait égarée dans les ruines, peut être qu'un serpent l'avait mordue ! Les scénarios catastrophes se bousculaient et se multipliaient dans sa tête. Il se sentait etrange , il etait habité par un curieux sentiment. C'etait un mélange de crainte , d'angoisse et de désespoir. Cela faisait deux jours qu'il ne l'avait pas vue et déjà il s'inquiétait comme jamais il ne s'etait inquiétée. Se pouvait il qu'il l'avait perdu.? Se pouvait il que Dieu l'ait puni d’ aimé cette femme? Jesus commençait à délirer mais il le ne savait pas. Tout ceci devait avoir une explication rationnelle mais il était incapable d'un tel raisonnement. Son inquiétude était trop forte , trop pesante. Toutes ses pensées se dirigeaient vers sa muse , toutes ses pensées lui etaient destinées. Il n'espérait plus qu'une chose , la voir réapparaître.
Ces derniers jours, Alarielle n’avait pas vraiment partagé la vie communautaire de Salem, la jeune fille avait bien trop de travail pour cela. Le jour, elle s’occupait des chevaux, vers dix heures quand il n’y avait personne elle déjeunait à la cantine, le soir elle avait encore une montagne de choses à faire pour Lise, elle dînait rarement et quand elle venait c’était vers minuit quand la plupart des salemiens étaient partis se coucher. Résultat, on ne la voyait presque jamais et elle maigrissait à vue d’œil.
Jésus lui manquait, elle aurait voulu le croiser, lui parler, mais elle lui avait promis du temps, du temps pour réfléchir. Et puis elle était débordée de travail. Ou alors peut être fuyait elle ses choix dans le travail ? C’était presque si facile…
Ce soir-là, sentant ses paupières lourdes et ses yeux se fermer sur son ouvrage, elle se résignât à abandonner son travail jusqu’au lendemain. Elle n’irait pas à la cantine, il lui restait juste assez de forces pour aller jusqu’à sa tente. Elle rangea sa couture dans un coin de l’atelier, remit son chapeau sur sa tête, sortit, ferma la porte à clef. Les yeux fermés, elle commença sa marche. Elle entendit des bruits de pas et les rouvrit. Dans l’ombre elle reconnut le visage de Jesus, ses yeux s’éclairèrent et ses lèvres sourirent.
Cela faisait deux jours... Deux jours qu'ils ne s'etaient vu. C'est court deux jours et pourtant, pour Jesus, cela semblait une éternité. Il prit conscience au cours de cette brève période de beaucoup de choses. Il se rendit compte combien il l'aimait , il se rendit compte combien elle lui etait indispensable. C'était très clair aujourd'hui, elle lui manquait terriblement, il s'inquiétait comme jamais il ne s'etait inquiété. C'est étrange cette sensation de vide qui vous envahit. On se sent seul et abandonné, seul au milieu d'une centaine de personnes. Aujourd'hui il etait sûr, sûr de ce qu'il ressentait pour elle, sûr de son amour. Il s'était raisonner en se disant que Dieu comprendrait, de toutes façons, aimer ne lui était pas interdit bien au contraire. Il lui semblait tout de même qu'il trichait un peu, s'arrangeant comme il le voulait avec ses croyances et sa mission. Tout ceci restait cependant au second plan. Son choix était fait et il s'y tiendrait. Il était décidé à ne pas laisser passer cette chance, être heureux et rendre heureux est quelque chose de magique, quelque chose qui, jusque là lui paraissait impensable.
Il arpentait Salem à la recherche d'Alarielle, lui faire part de ses sentiments était pour lui une évidence , une nécessité, sûrement même un besoin. Comme d'habitude , il ne la trouvait nulle part ce qui ne manquait pas de le plonger dans un désarroi auquel il etait malheureusement accoutumé. Soudain il aperçut une silhouette dans la nuit. Son cœur se mit à battre plus fort , plus vite. Se pourrait il que ce fut elle? C'était sûrement elle, plus Jesus se rapprochait plus son émoi était grand. Ce moment était important, il allait décider de leur sort à tous les deux. Jesus n'avait plus aucune certitude à ce moment si ce n'est celle d'être amoureux, si ce n'est celle de vouloir faire son bonheur. Ils étaient maintenant à quelques pas l'un de l'autre. Ils discernaient déjà les traits du visage, chacun adressait un sourire engageant à l'autre bien que plein de timidité et d'appréhension.
Jesus voulut parler, il voulait expliquer, clarifier ses sentiments pour elle, mais il avait la très nette impression que ce moment était magique, que ce moment n'était pas propice aux paroles.
Il lui posa la main sur la joue, leur regard ne faisait plus qu'un depuis un bon moment. Jesus se pencha vers Alarielle, les yeux fermés. Leur lèvres se touchèrent, un frisson les parcourut au même moment , puis ils s'embrassèrent, le baiser de l'espoir, le baiser de la délivrance aussi . Le temps n'existait plus, ils etaient isolés, protégés, les mots n'étaient pas nécessaires, ils se comprenaient très bien. Au bout de quelques secondes , de quelques minutes , nul ne le sait , jesus releva la tête et ouvrit les yeux. Il vit alors la plus belle chose, la plus merveilleuse des visions, il vit le visage d'Alarielle. Il ne l'avait jamais vu ainsi.
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